
Honoraires calculés sur le prix de cession. Devis précis après premier rendez-vous.
Une cession de fonds de commerce se sécurise sur trois points décisifs, souvent traités trop tard : le délai d'opposition des créanciers, la solidarité fiscale de l'acquéreur et la plus-value du cédant.
Opposition des créanciers. À compter de la dernière publication légale de la vente, les créanciers du vendeur disposent de dix jours pour s'opposer au paiement du prix (article L. 141-14 du Code de commerce). C'est pourquoi le prix n'est pas remis directement au vendeur le jour de la signature, mais séquestré, en pratique à la CARPA.
Solidarité fiscale. L'administration peut réclamer à l'acquéreur l'impôt dû par le vendeur sur ses derniers bénéfices, dans la limite du prix payé. Ce risque court quatre-vingt-dix jours après la déclaration de résultat, délai ramené à trente jours lorsque le vendeur est à jour de ses obligations (article 1684 du Code général des impôts).
Plus-value du cédant. Lorsque le fonds est vendu 500 000 € ou moins, la plus-value professionnelle peut être totalement exonérée, puis partiellement jusqu'à 1 000 000 €, sous conditions, notamment cinq ans d'activité (article 238 quindecies du Code général des impôts).
Sur la reprise récente d'une brasserie en bord de mer de l'agglomération de Montpellier, c'est précisément ce séquestre à la CARPA, maintenu jusqu'à la purge des oppositions et de la solidarité fiscale, qui a évité au repreneur d'avoir à payer deux fois. Pour aller plus loin, voir notre guide complet de la cession de fonds de commerce.
