
Honoraires calculés sur le prix de cession. Devis précis après premier rendez-vous.
Il n'y a pas de réponse générale : le bon choix dépend de votre position. Le vendeur préfère souvent céder les titres, car il sort du passif et bénéficie d'une fiscalité de plus-value souvent plus favorable. L'acquéreur préfère presque toujours acheter le fonds, car il n'hérite d'aucun passif antérieur.
| Cession de fonds de commerce | Cession de titres | |
|---|---|---|
| Objet | Clientèle, enseigne, bail, matériel | Parts sociales ou actions |
| Passif antérieur | Reste chez le vendeur | Suit la société |
| Séquestre du prix | Oui, trois à cinq mois en pratique | Non, sauf convention |
| Garantie d'actif et de passif | Sans objet | Indispensable |
| Contrats en cours | Ne suivent pas, sauf exceptions légales | Suivent la société |
Un acquéreur qui accepte de reprendre les titres doit obtenir en contrepartie une garantie d'actif et de passif solide et un audit d'acquisition sérieux : c'est l'objet de l'accompagnement Rachat de société.
Le prix reste séquestré, en pratique à la CARPA, entre trois et cinq mois après la signature : le temps de purger le délai d'opposition des créanciers et la solidarité fiscale du vendeur.
L'opposition des créanciers : dans les dix jours suivant la dernière publication légale, tout créancier du vendeur, que sa créance soit exigible ou non, peut former opposition au paiement du prix (article L. 141-14 du Code de commerce). Le bailleur, lui, ne peut pas former opposition pour ses loyers.
La solidarité fiscale : l'administration peut réclamer à l'acquéreur, dans la limite du prix, les impôts dus par le vendeur sur les bénéfices de l'année de la cession, pendant quatre-vingt-dix jours à compter du dépôt de la déclaration de résultats, délai ramené à trente jours lorsque le vendeur est à jour de ses obligations déclaratives (article 1684 du Code général des impôts). C'est la raison pour laquelle aucun acquéreur sérieux n'accepte de libérer le prix à la signature.
Le calendrier complet et les coûts sont chiffrés dans notre article Combien coûte une cession de fonds de commerce ?
Les droits d'enregistrement dus par l'acquéreur combinent la part de l'État (article 719 du CGI) et les taxes additionnelles départementale et communale (articles 1595 et 1584 du CGI) : 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % sur la fraction comprise entre 23 000 € et 200 000 €, 5 % au-delà.
Exemple : pour un fonds cédé 300 000 €, les droits s'élèvent à 5 310 € sur la tranche de 23 000 € à 200 000 €, puis 5 000 € sur la fraction au-delà de 200 000 €, soit 10 310 € au total, à la charge de l'acquéreur sauf convention contraire. Le même barème s'applique aux cessions de clientèles civiles et au droit au bail. Chiffrez votre situation avec notre simulateur de droits d'enregistrement.
Une cession de fonds de commerce se sécurise sur trois points décisifs, souvent traités trop tard : le délai d'opposition des créanciers, la solidarité fiscale de l'acquéreur et la plus-value du cédant.
Opposition des créanciers. À compter de la publication de la vente au BODACC (article L. 141-12 du Code de commerce), les créanciers du vendeur disposent de dix jours pour s'opposer au paiement du prix (article L. 141-14). C'est pourquoi le prix n'est pas remis directement au vendeur le jour de la signature, mais séquestré, en pratique à la CARPA.
Solidarité fiscale. L'administration peut réclamer à l'acquéreur l'impôt dû par le vendeur sur ses derniers bénéfices, dans la limite du prix payé. Ce risque court quatre-vingt-dix jours après la déclaration de résultat, délai ramené à trente jours lorsque le vendeur est à jour de ses obligations (article 1684 du Code général des impôts).
Plus-value du cédant. Lorsque le fonds est vendu 500 000 € ou moins, la plus-value professionnelle peut être totalement exonérée, puis partiellement jusqu'à 1 000 000 €, sous conditions, notamment cinq ans d'activité (article 238 quindecies du Code général des impôts).
Sur la reprise récente d'une brasserie en bord de mer de l'agglomération de Montpellier, c'est précisément ce séquestre à la CARPA, maintenu jusqu'à la purge des oppositions et de la solidarité fiscale, qui a évité au repreneur d'avoir à payer deux fois. Pour aller plus loin, voir notre guide complet de la cession de fonds de commerce.
