
Racheter une société, c'est acheter les titres et, avec eux, tout le passé de l'entreprise. La sécurité repose sur trois leviers : l'audit, la garantie d'actif et de passif, et le bon régime de droits d'enregistrement.
Garantie d'actif et de passif (GAP). C'est la clause centrale : le vendeur s'engage à indemniser l'acquéreur si un passif antérieur surgit après le closing (redressement URSSAF, dette fiscale, litige dissimulé). Tout se joue sur sa durée, son plafond, sa franchise et sa contre-garantie (caution ou séquestre d'une partie du prix).
Droits d'enregistrement. Le coût fiscal diffère selon la cible (article 726 du Code général des impôts) : 0,1 % pour une cession d'actions de SAS ou de SA, mais 3 % pour une cession de parts de SARL, après un abattement de 23 000 € réparti sur le nombre de parts.
Agrément. Dans une SARL, la cession de parts à un tiers exige l'agrément des associés (article L. 223-14 du Code de commerce). Dans une SAS ou une SA, une clause d'agrément statutaire peut s'imposer (article L. 228-23) ; une cession passée en violation de cette clause est nulle.
C'est l'articulation de ces trois points, calée sur l'audit, qui distingue une acquisition maîtrisée d'un passif caché révélé six mois après. Pour aller plus loin, voir notre guide de la garantie d'actif et de passif.
