
Le bail commercial est la clé de voûte d'un fonds de commerce. Trois mécanismes méritent une vigilance particulière.
L'indemnité d'éviction. Si le bailleur refuse le renouvellement, il doit en principe verser au locataire une indemnité d'éviction égale au préjudice, comprenant notamment la valeur marchande du fonds (article L. 145-14 du Code de commerce). C'est souvent l'enjeu financier majeur d'une fin de bail.
Le plafonnement du loyer. Lors du renouvellement, la hausse du loyer est en principe plafonnée à la variation de l'indice ILC ou ILAT (article L. 145-34 du Code de commerce). Attention : au-delà de douze ans de tacite prolongation, cette protection tombe et le loyer peut être déplafonné.
La déspécialisation. Changer l'activité prévue au bail suppose une procédure encadrée : pour adjoindre des activités connexes ou complémentaires, le locataire notifie le bailleur, qui dispose de deux mois pour contester (article L. 145-47 du Code de commerce). Mal conduite, l'opération fragilise le bail. Pour aller plus loin, voir notre article sur le calcul du loyer avec les indices ILC et ILAT.
