Simulateurs

Fonds de commerce ou titres ? Le comparateur de reprise

Racheter un fonds de commerce ou les titres de la société ? Comparateur de reprise : passif, contrats, bail, garanties, droits et formalités. Me BIOT, avocat Montpellier.
Fonds de commerce ou titres - comparateur de reprise d'entreprise, avocat Montpellier

En résumé — Acheter le fonds de commerce revient à reprendre les actifs (clientèle, bail, matériel) sans le passif ; racheter les titres revient à reprendre la société entière, dettes comprises. On choisit le fonds pour isoler le passif, ne reprendre qu'une partie de l'activité ou repartir sur une structure propre ; on choisit les titres quand le bail, les licences ou des contrats clés sont attachés à la société. Droits d'enregistrement : 0/3/5 % pour le fonds (art. 719 CGI) ; 3 % parts, 0,1 % actions, 5 % immobilier pour les titres (art. 726 CGI). Le comparateur ci-dessous vous oriente en 10 questions.

Me Benoît BIOT, avocat au Barreau de Montpellier — Racheter une entreprise, c'est d'abord choisir : acheter le fonds de commerce (les actifs de l'activité) ou racheter les titres (la société entière, actif et passif compris) ? Ce choix conditionne le passif que vous reprenez, la continuité de vos contrats et de votre bail, les garanties à négocier et le coût de l'opération.

À quoi sert ce comparateur ? En dix questions, il vous oriente vers le schéma le plus adapté à votre projet, détaille les dix critères de décision et estime les droits d'enregistrement dans chaque hypothèse.

Comparez votre reprise : fonds de commerce ou titres

Simulateur — biot-avocat.com

Fonds de commerce ou titres ?

Le comparateur de reprise pour repreneurs
Un projet de reprise ? Faisons le point avant de signer.
Prendre rendez-vousDemander un devis
Votre projet de reprise en 10 questions
1.Combien de vendeurs côté cédant ?
Un seul
Associé unique ou vendeur du fonds
Plusieurs associés
Capital réparti entre plusieurs cédants
2.Le bail commercial est-il un actif stratégique difficile à transférer ?
Emplacement n°1, loyer avantageux, clause d'agrément du bailleur ou interdiction de cession isolée.
Oui
Le bail est un actif clé
Non / pas de bail
Bail neutre ou inexistant
3.L'activité repose-t-elle sur des licences, autorisations ou agréments ?
Licence IV, transport, santé, ERP, agréments administratifs attachés à la personne morale.
Oui
Autorisations attachées à la société
Non
Pas d'autorisation spécifique
4.Des contrats clés sont-ils non transférables sans accord ?
Franchise, distribution exclusive, gros clients intuitu personae, crédit-bail, financements.
Oui
Contrats sensibles au changement
Non / je ne sais pas
Contrats standards transférables
5.Votre tolérance au passif antérieur (dettes, litiges, risques fiscaux et sociaux) ?
Je veux l'éviter
Ne pas hériter du passé
Acceptable avec une GAP
Couvert par une garantie d'actif et de passif
6.L'historique de la cible présente-t-il des risques ?
Contrôles fiscaux, contentieux prud'homaux, redressements possibles, litiges en cours.
Risques possibles
Historique incertain
Sain et lisible
Comptes clairs, pas de litige connu
7.Souhaitez-vous reprendre toute l'activité ou seulement une partie ?
Toute l'activité
L'ensemble de l'exploitation
Une partie
Certains actifs / une branche
8.La société cible est-elle simple ou complexe ?
Simple
Une activité, historique clair
Complexe
Plusieurs activités, filiales, litiges
9.Préférez-vous repartir sur une structure « propre » ?
Une nouvelle société d'exploitation, sans le passé comptable ni l'historique de la cible.
Oui, repartir à neuf
Structure et bilan vierges
Peu importe
Continuer dans la société existante convient
10.Forme de la société cible (pour estimer les droits) ?
SARL / parts sociales
SARL, SNC, SCI non immobilière
SAS / actions
SAS, SA, SCA
Prépondérance immobilière
SCI principalement
Pour estimer et comparer les droits d'enregistrement (fonds vs titres), sur une reprise à 100 %.
Comparatif détaillé
CritèreAchat du fonds de commerceRachat des titres (parts / actions)
Objet du transfertLes actifs choisis (clientèle, bail, matériel, stocks)100 % des parts ou actions — actif et passif
Reprise du passifNon (sauf solidarité fiscale temporaire)Oui, intégrale
Continuité des contratsÀ transférer ou rénégocier au cas par casAutomatique (même personne morale)
Bail commercialCession de bail — accord du bailleur si clauseConservé automatiquement
Licences / autorisationsÀ re-solliciter ou transférerConservées (attachées à la société)
Droits d'enregistrement0 / 3 / 5 % par tranches (art. 719 CGI)3 % parts · 0,1 % actions · 5 % immo (art. 726 CGI)
Garantie d'actif et de passifPeu utile (pas de passif repris)Indispensable
Audit / due diligenceCiblé (actifs, bail, clientèle)Complet (juridique, fiscal, social, environnemental)
Information des salariésOui, 2 mois avant (art. L. 141-23 C. com.)Oui, 2 mois avant (art. L. 23-10-1 C. com.)
Séquestre du prixOui, pour purger les créanciers du vendeurSelon la GAP négociée
Les points que nous vérifions systématiquement
Clauses de changement de contrôle
En rachat de titres, banques, crédits-bails et franchises peuvent exiger un accord ou résilier. Chaque contrat se lit ligne par ligne.
Clause d'agrément (SARL)
La cession de parts à un tiers exige l'agrément des associés (art. L. 223-14 C. com.). Un refus peut bloquer l'opération.
Solidarité fiscale (fonds)
L'acheteur d'un fonds peut être tenu solidairement des impôts du vendeur pendant un délai : le séquestre du prix protège.
Information des salariés
2 mois avant la cession dans les sociétés de moins de 250 salariés (loi Hamon) — sous peine d'amende civile.
Garantie d'actif et de passif
En rachat de titres, la GAP est la convention clé : plafond, franchise, durée et garantie de la garantie doivent être négociés.
Consentement du conjoint
Pour des parts communes (régime de communauté), le consentement du conjoint est requis à peine de nullité (art. 1424 C. civ.).
Les étapes de votre acquisition
1
Cadrage et stratégie
Définir la cible et trancher fonds ou titres selon le passif, les contrats et la fiscalité.
2
Lettre d'intention & confidentialité
Prix indicatif, périmètre, exclusivité et accord de confidentialité (NDA).
3
Audit / due diligence
Comptes, contrats, bail, social, fiscal, autorisations. C'est l'étape qui sauve l'opération.
4
Négociation prix & garanties
Ajustement du prix, garantie d'actif et de passif, séquestre, clause de non-concurrence.
5
Signature & closing
Levée des conditions suspensives (agrément, financement, information des salariés), signature électronique.
6
Formalités
Enregistrement de l'acte, publicité légale, dépôt au guichet unique de l'INPI, mise à jour du Kbis.

Le choix fonds ou titres engage votre passif, vos contrats et votre fiscalité pour des années. Sécurisez-le avant de signer.

Prendre rendez-vousDemander un devis
Ce comparateur fournit une orientation pédagogique et une estimation de droits indicative (reprise à 100 %, hors minimum de perception et cas particuliers). Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Barèmes à vérifier (art. 719 et 726 du CGI). Le choix définitif doit être validé avec votre avocat. — Me Benoît BIOT, avocat au Barreau de Montpellier.

Pour aller plus loin, consultez notre accompagnement Acquérir une entreprise et notre guide complet Racheter une société (SARL, SAS).

Questions fréquentes — fonds de commerce ou titres

Vaut-il mieux racheter un fonds de commerce ou les titres d'une société ?

Cela dépend de votre projet. L'achat d'un fonds isole l'acquéreur du passif et permet de choisir les actifs repris ; le rachat de titres assure la continuité automatique des contrats, du bail et des autorisations, mais fait reprendre l'intégralité du passif. Notre comparateur vous oriente en dix questions.

Reprend-on les dettes en achetant un fonds de commerce ?

Non. L'acquéreur d'un fonds de commerce ne reprend pas les dettes du vendeur, contrairement au rachat de titres où le passif est intégralement repris. Une exception existe : la solidarité fiscale temporaire de l'acquéreur, que le séquestre du prix permet de neutraliser.

Le bail commercial est-il transféré automatiquement ?

En rachat de titres, oui : la société reste la même personne morale, le bail se poursuit sans formalité. En achat de fonds, le bail doit être cédé, ce qui peut exiger l'accord du bailleur si une clause l'impose. C'est souvent un critère décisif.

Quels droits d'enregistrement pour un fonds vs des titres ?

Pour un fonds de commerce : 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % de 23 000 à 200 000 €, 5 % au-delà (art. 719 du CGI). Pour des titres : 3 % sur les parts de SARL après abattement de 23 000 €, 0,1 % sur les actions de SAS, 5 % pour les sociétés à prépondérance immobilière (art. 726 du CGI). Le comparateur estime les deux.

La garantie d'actif et de passif est-elle obligatoire ?

Elle n'est pas légalement obligatoire, mais elle est indispensable en pratique lors d'un rachat de titres : c'est elle qui protège l'acquéreur contre les passifs antérieurs révélés après la vente. En achat de fonds, elle est beaucoup moins utile puisque le passif n'est pas repris.

Faut-il informer les salariés avant un rachat ?

Oui, dans les sociétés de moins de 250 salariés, la loi Hamon impose d'informer les salariés au moins deux mois avant la cession (art. L. 141-23 pour le fonds, L. 23-10-1 pour les titres), sous peine d'amende civile. Cette formalité doit figurer au rétroplanning dès le départ.


À propos de l'auteur

Maître Benoît BIOT, avocat au Barreau de Montpellier (DEA Paris 1 Panthéon-Sorbonne), accompagne repreneurs et cédants dans l'acquisition de fonds de commerce et de sociétés : audit, négociation, garanties et closing. Prendre rendez-vous · Demander un devis · Découvrir le cabinet