Me Benoît BIOT, avocat au Barreau de Montpellier — « SAS ou SARL ? » est la première question de presque tout créateur, et le bon choix dépend de votre situation réelle bien plus que d'une mode. Ce simulateur gratuit vous aide à y voir clair.
À quoi sert ce simulateur ? En cinq questions (nombre d'associés, levée de fonds, statut social souhaité, dividendes, priorité), il compare la SAS et la SARL pour votre projet, vous donne une orientation argumentée et estime le coût de création selon les tarifs 2026. C'est un point de départ pédagogique — la décision finale se valide en rendez-vous.
Le simulateur SAS ou SARL
SAS ou SARL ?
Cette orientation mérite d'être confirmée au regard de votre situation réelle (régime social, fiscalité, pacte d'associés).
Prendre rendez-vousDemander un devisSAS ou SARL : les différences qui comptent
Le statut social du dirigeant
C'est le critère le plus structurant. Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs non salariés (TNS) : cotisations plus faibles, mais protection (retraite, prévoyance) plus légère. Le président de SAS est assimilé salarié : meilleure couverture, mais charges plus élevées. Ni l'un ni l'autre ne cotise à l'assurance chômage.
Le traitement des dividendes
En SAS, les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales (flat tax de 30 %, ou barème sur option). En SARL, la part versée au gérant majoritaire qui dépasse 10 % du capital social (primes et compte courant inclus) est soumise aux cotisations TNS (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale). Pour une rémunération en dividendes, la SAS est souvent plus favorable.
Liberté statutaire ou cadre légal
La SARL est encadrée par la loi : majorités, gérance et cession de parts sont fixées par le Code de commerce — un cadre lisible et protecteur pour une PME. La SAS offre une liberté statutaire quasi totale, idéale pour une gouvernance sur mesure, mais ses statuts doivent être rédigés avec soin : ce qui n'y figure pas n'existe pas.
La cession des titres
En SARL, la cession de parts à un tiers est soumise à un agrément légal des associés (article L. 223-14 du Code de commerce). En SAS, tout dépend des statuts. La fiscalité diffère aussi : 3 % de droits d'enregistrement (après abattement) pour des parts de SARL contre 0,1 % pour des actions de SAS — à chiffrer avec notre simulateur des droits d'enregistrement.
La levée de fonds
Si vous prévoyez d'accueillir des investisseurs, la SAS s'impose : actions de préférence, BSA, BSPCE, gouvernance souple. Pour une société destinée à lever des fonds, la question ne se pose quasiment pas.
Combien coûte la création en 2026 ?
Les frais obligatoires sont proches : l'annonce légale de constitution coûte 148 € HT en SARL et 199 € HT en SAS (arrêté du 19 novembre 2025), auxquels s'ajoutent environ 60 € de frais de greffe, d'INPI et de déclaration des bénéficiaires effectifs. Le capital social minimum est de 1 € et reste la propriété de la société. Le vrai investissement est la rédaction des statuts — au cabinet, à partir de 800 € HT.
→ Notre accompagnement Constitution de société & pacte d'associés · S'associer en sécurité · Transformer une SARL en SAS
Questions fréquentes — SAS ou SARL
SAS ou SARL : quelle est la principale différence ?
Le statut social du dirigeant et la liberté d'organisation. Le gérant majoritaire de SARL est travailleur indépendant (TNS, charges plus faibles) ; le président de SAS est assimilé salarié (meilleure protection, charges plus élevées). La SARL suit un cadre légal protecteur ; la SAS offre une liberté statutaire quasi totale, idéale pour lever des fonds.
Le dirigeant est-il mieux protégé en SAS ou en SARL ?
En SAS, le président est assimilé salarié : il relève du régime général, avec une meilleure couverture (retraite, prévoyance). En SARL, le gérant majoritaire est TNS : ses cotisations sont plus faibles mais sa protection plus légère. Dans les deux cas, pas d'assurance chômage.
Les dividendes sont-ils taxés différemment ?
Oui. En SAS, les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales (flat tax de 30 %, ou barème sur option). En SARL, la part de dividendes du gérant majoritaire dépassant 10 % du capital social (primes et compte courant inclus) est soumise aux cotisations TNS (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale).
Combien coûte la création d'une SAS ou d'une SARL en 2026 ?
L'annonce légale de constitution coûte 148 € HT en SARL et 199 € HT en SAS (arrêté du 19 novembre 2025), plus les frais de greffe, d'INPI et de déclaration des bénéficiaires effectifs (environ 60 €, à vérifier sur le guichet unique). Le capital social minimum est de 1 €. Le poste principal reste la rédaction des statuts.
Peut-on transformer une SARL en SAS plus tard ?
Oui. La transformation est possible en cours de vie sociale (décision collective, parfois rapport d'un commissaire à la transformation). Elle modifie le statut social du dirigeant et certaines clauses contractuelles : une étude préalable est indispensable. Voir notre guide sur la transformation de société.
Faut-il un avocat pour rédiger les statuts d'une SAS ?
C'est fortement recommandé. La SAS n'a presque pas de règles supplétives : ce qui n'est pas prévu dans les statuts n'existe pas. Des statuts standard téléchargés en ligne laissent souvent le dirigeant et les associés sans protection (agrément, révocation, majorités).
À propos de l'auteur
Maître Benoît BIOT, avocat au Barreau de Montpellier (DEA Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Spécialisé en droit des sociétés, il accompagne dirigeants et créateurs dans le choix de la forme sociale, la rédaction des statuts et des pactes d'associés, à Montpellier et partout en France. Prendre rendez-vous · Demander un devis · Découvrir le cabinet



